KIRIKOU et les bêtes sauvages

Réalisation : Michel Ocelot et Bénédicte Galup
Scénario : Scénario de Michel Ocelot, avec la collaboration de Philippe Andrieu, Bénédicte Galup et Martine Locatelli

Type de film : Animation
Pays : France
Année : 2005
Durée : 75 mn
Version : VOST
Jeune Public : Oui

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C’est aussi simple et beau que les paroles du grand-père, vieux sage trônant dans sa grotte bleue : « l’histoire de Kirikou et la sorcière était trop courte. On n’a pas eu le temps de rapporter tout ce que l’enfant avait accompli. Et il a vraiment accompli de belles et bonnes actions qu’il ne faudrait pas oublier. Alors, je vais vous les raconter… ».

Dès le premier rayon de couleur qui illumine l’écran, dès la première note de musique, on est déjà loin, très loin, au coeur de l’Afrique, dans le village de l’enfant nu, de l’enfant noir, le minuscule Kirikou qui n’a pas grandi d’un centimètre, Dieux merci !
Dans la jungle à la végétation luxuriante comme un tableau du douanier Rousseau, sur la terre battue du village, au milieu des bêtes sauvages, le vaillant bonhomme curieux de tout qui jamais n’a froid aux yeux nous invite au plus beau, au plus généreux des voyages.
Pour ce deuxième opus, Kirikou nous embarque dans quatre aventurettes qui ne se suivent pas vraiment : voilà qui permettra aux plus jeunes de nos spectateurs de maintenir leur attention sur des récits très courts. Chacune des ces histoires sera l’occasion d’évoquer un sujet qui sera ensuite prétexte à démontrer la grande sagesse du petit bonhomme (et par effet miroir, la bêtise ou l’ignorance des adultes), son immense générosité et son incomparable débrouillardise. Kirikou deviendra tour à tour potier, jardinier, enquêteur sur la piste des bêtes sauvages ou simple passager d’un voyage merveilleux au cœur de la savane.
Bien sûr il y aura des totems un peu zinzins, et puis Karaba, toujours sorcière de son état mais tellement resplendissante ; il y aura des animaux plus ou moins féroces, des femmes courageuses, le vieux grincheux sous son baobab, la maman de Kirikou et plein d’enfants tout nus…

La musique, une fois encore, est omniprésente et berce les images de ballades tantôt rêveuses, tantôt endiablées… et la magie opère ! C’est un grand bonheur de cinéma, même si nos 4 ans ont été multipliés par 10,15, 20. Kirikou et les bêtes sauvages, c’est de la poésie pur fruit, du miel pour l’âme, une ode à l’enfance et un sublime chant d’amour à l’Afrique.
A voir absolument et sans aucune retenue, en famille et en classe…
Et quand Michel Ocelot déclare : « Je n’avais pas l’intention de faire un deuxième Kirikou, mais l’enfant Kirikou ne m’a pas demandé mon avis, il s’est imposé et je ne faisais pas le poids », à voir ce petit bout d’homme courir les fesses à l’air, on le croit sans aucun doute.

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