ENCANTO, la fantastique famille Madrigal
Réalisation : Jared Bush et Byron Howard
Type de film : Animation
Pays : USA
Année : 2021
Durée : 109 mn
Version : VOST
Jeune Public : Oui
« Tu n’as rien à prouver », assurent ses parents à Mirabel. Pourtant, au milieu de sa famille haute en couleur, la jeune fille peine à trouver sa place. Car chez les Madrigal, depuis deux générations, tout le monde reçoit un don à l’âge de 5 ans. Mais celui de Mirabel ne s’est jamais révélé, et la voilà adolescente tout à fait normale dans une maisonnée extraordinaire où même le parquet et les murs s’agitent comme par magie. Lesquels commencent d’ailleurs à se fissurer, sans que personne ne semble vraiment s’en inquiéter…
Dans la famille Madrigal, il y a d’abord la grand-mère, celle par qui l’« encanto » est arrivé. Une sorte d’enchantement, qui a fait jaillir de terre la « casita », leur maison, pour la protéger elle et ses deux nourrissons après que son mari a été tué. Avec les années, un village s’est construit autour de cette bâtisse multicolore, et les enfants Madrigal ont tous développé des capacités hors normes qu’ils mettent au service de la communauté. Luisa est dotée d’une force herculéenne, sa sœur Isabella fait pousser des fleurs comme qui rigole, la cousine entend ce qui se chuchote entre les murs, et la dernière cérémonie du don vient de révéler au craquant petit dernier qu’il serait à jamais l’ami de toute la faune du pays. Et Mirabel dans tout ça ?
Pour leur soixantième film d’animation, qui sera aussi celui des fêtes de fin d’année, les studios Disney investissent le même registre que pour le fabuleux Coco (2017), avec thème familial et découverte d’un pays hispanophone en musique – ici dans un coin reculé et luxuriant de la Colombie. Passé les similitudes inaugurales, Encanto enchante avec humour et amour, réconcilie les familles et amuse avec une mise en scène pleine de références (parmi les plans, on pense autant à Indiana Jones qu’au Château ambulant, etc.). Et quand chaque membre de la famille Madrigal fait son tour de chant sur des thèmes traditionnels réarrangés, l’animation qui accompagne est un vrai régal : conçus comme des clips, on retrouve l’inventivité psychédélique des scènes chantées d’Hercule (1997) ou de Kuzco, l’empereur mégalo (2000), et les mouvements de caméra souples et virevoltants de Raiponce (2010) – sur lequel l’un des deux coréalisateurs, Byron Howard, officiait déjà.
(Marion Michel – Télérama)



