FRANKENWEENIE
Réalisation : Tim BURTON
Casting : avec les voix de Charlie Tahan, Winona Ryder, Martin Landau, Martin Short, Catherine O’Hara
Scénario : Scénario de Joh August, d’aprés une idée originale de Tim Burton
Type de film : Animation
Pays : USA
Année : 2012
Durée : 87 mn
Version : VOST
Jeune Public : Oui
On a envie de dire : enfin il est de retour ! Le Burton d’Edward aux mains d’argent et de L’Étrange Nœl de M. Jack. C’est un peu comme des retrouvailles avec un vieil ami perdu de vue depuis un bail. Et cela s’explique en partie par le fait que Tim Burton avait déjà réalisé un Frankenweenie : en 1984, un court-métrage d’une trentaine de minutes en prises de vue réelles produit par les studios Disney, où Burton a débuté sa carrière comme dessinateur et animateur en 1979. Mais la firme aux grandes oreilles ne l’avait alors pas vraiment soutenu – euphémisme – jugeant l’univers du jeune Burton un tantinet trop sombre pour sa production résolument familiale. Ironie de l’histoire, c’est à nouveau chez Disney – à qui il a fait gagner beaucoup d’argent avec son médiocre Alice au pays des merveilles – que Burton réalise ce nouveau Animation tout simplement superbe. Un petit bijou gothique, tourné à l’ancienne, en stop motion (image par image) comme il en avait toujours rêvé, dans un magnifique noir et blanc. Un conte de fée teinté d’épouvante, romantique et lyrique, plein d’humour et truffé de clins d’œil aux films d’épouvante de la grande époque, des Frankenstein de James Whale aux perles noires de Tod Browning, de Boris Karloff à Peter Lorre. On y retrouve donc les thèmes qu’il affectionne depuis toujours : les carcans de l’Amérique middle class, la passion absolue du cinéma, les interrogations de l’enfance face à la mort…
Comme l’indique son titre, Frankenweenie est une adaptation toute burtonnienne du mythe de Frankenstein. En lieu et place du célèbre docteur, on trouve ici un petit garçon lui aussi prénommé Victor. Il est le fils de M. et Mme Frankenstein et il est lui aussi passionné de science et d’inventions en tous genres. Mais par dessus tout Victor est passionné de cinéma. Il réalise, dans son grenier dont il a fait son laboratoire, des petits films qu’il projette à ses parents. Son personnage principal est toujours joué par son meilleur ami : son chien Sparky. Victor est un gamin secret et solitaire, au grand désarroi de son père qui ne voit pas d’un très bon œil le désintérêt apparent de son fils pour les autres enfants. Même si Victor admire en secret Elsa Van Helsing, la jeune fille sombre et mélancolique qui vit juste à coté de chez lui avec son oncle tyrannique, le suffisant maire de la ville, M. Burgermeister. Est-ce pour faire plaisir à son père, est-ce pour briller aux yeux de la belle Elsa ? Toujours est-il qu’il décide d’intégrer l’équipe de baseball. Et c’est alors que le destin va frapper : Victor réussit un coup de maître et expédie la balle au delà des limites du terrain de jeu ; Sparky, qui toute sa vie a couru après des balles, se lance à la poursuite de celle-ci jusque dans la rue, où il se fait écrabouiller par par une voiture…
Inconsolable après la perte de son fidèle compagnon, Victor va retrouver espoir à l’occasion d’une expérience pendant le cours de science : il va redonner la vie à Sparky, il va le recréer… Autant dire que son entreprise insensée va faire des vagues…



