vendredi 27 novembre 2026 à 20:30

Séance unique suivie d’un mini-concert latino-américain

Séance unique organisée dans le cadre du festival de la solidarité 2026 en partenariat avec l’association Reli (Réseau latino-américain pour l’interaction), le collectif de la coopération internationale de la Ville de Cergy et le Lycée des métiers de l’automobile et du transport / château d’Epluches de Saint-Ouen l’aumône.

Projection précédée à partir de 19h30 d’un Apéro latino au Stella Café (empanadas, tortilla, boissons typiques payables sur place) et suivie d’un mini-concert de musique latino-américaine avec « El Colectivo Yupanqui »
Un chapeau accueillera vos dons, en solidarité pour les victimes des tremblements de terre au Venezuela et en Colombie.

Kogis, ensemble pour soigner la Terre

Réalisation : Alexandre Bouchet
Scénario : Alexandre Bouchet


Type de film : Documentaire
Pays : France, Suisse
Année : 2025
Durée : 75 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 17/12/2025

Alors que la terre mère (ainsi appelée par la communauté des amérindiens Kogis de Colombie) a grondé cette année au Venezuela et en Colombie et qu’aux quatre coins du globe, le climat est devenu fou, ce documentaire vient remettre un peu de spiritualité et de fraternité au milieu des états des lieux dramatiques, des rapports terrifiants, des forêts qui brûlent et des canicules qui nous étouffent. Et si on prenait le temps d’écouter ce peuple ancestral nous raconter notre histoire commune, si seulement nous étions capable de nous inspirer de leurs connaissances, de leur vision du monde, et prendre pour soigner cette terre qui va si mal, un peu, juste un peu de leur sagesse ?

Cinq sages de la communauté des amérindiens Kogis de Colombie arrivent en Europe. Ils parcourent le Rhône, de sa source glaciaire en Suisse jusqu’à son delta en Camargue et nous allons les suivre ainsi, dans des milieux urbains, des parcs naturels, des paysages grandioses et meurtris par le réchauffement climatique.
Dès les premières minutes, le spectateur est touché par la présence et la sensibilité de cette délégation : le gouverneur Arregocés Conchacala, deux mamo (chaman), un jeune transmetteur de culture et leur accompagnateur. Peu à peu, le film nous fait entrer dans une rencontre entre deux visions du monde. La délégation colombienne dialogue avec des scientifiques européens qui, dans un respect mutuel, confrontent et partagent leurs savoirs. Au CERN (organisation européenne pour la recherche nucléaire) à Genève, les Kogis exposent leur conception de l’univers, tandis que les chercheurs expliquent la notion d’énergie et la manière dont elle permet de sonder la structure intime du réel, grâce aux recherches sur la physique des hautes énergies et les accélérateurs de particules.

Le documentaire rappelle ensuite que les défis environnementaux dépassent largement les frontières de la Colombie. En France, le Rhône, long de 800 kilomètres est entravé par dix-neuf barrages hydroélectriques, faisant de lui le fleuve le plus artificialisé au monde. La réduction des sédiments menace la Camargue, dont les écosystèmes s’amenuisent. Dans les marais salants, le mamo évoque « la vieille mer », un milieu originel où serait née la vie, et dont la préservation est vitale. La philosophie kogi surprend par sa simplicité et sa force. Ils ne disent rien que nous ignorions totalement, mais leur ton, leur douceur et leur authenticité rappellent combien nous avons besoin de nous reconnecter à la nature.

Cette reconnexion n’est pas une simple promenade : c’est un apprentissage, une manière d’habiter le monde. « Pourquoi avons-nous estimé nécessaire de tout transformer ? » demande le mamo ? Les rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) rappellent que les savoirs autochtones jouent un rôle essentiel dans la préservation des écosystèmes : grâce à eux, des milieux et des espèces survivent. Les Kogis apparaissent ainsi comme des messagers du passé, rappelant l’essentiel : faire la paix avec soi-même et avec la nature. Car lorsque celle-ci est menacée, elle peut devenir implacable. Leur message résonne comme une vérité intemporelle : vivre avec ce que la Terre offre, sans excès, car lorsque nous prélevons plus qu’elle ne peut donner, c’est notre propre existence qui vacille.