Pressure

Réalisation : Anthony Maras
Casting : Andrew Scott, Brendan Fraser, Kerry Condon, Chris Messina, Damian Lewis
Scénario : Anthony Maras, David Haig

Type de film : Fiction
Pays : France, GB
Année : 2026
Durée : 100 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 09/09/2026

Mercredi 14 octobre
18:30
Saint-Ouen
Jeudi 15 octobre
20:40
Saint-Ouen
Vendredi 16 octobre
14:10
Saint-Ouen
Samedi 17 octobre
18:30
Saint-Ouen
Dimanche 18 octobre
18:30
Saint-Ouen
Lundi 19 octobre
20:45
Saint-Ouen
Mardi 20 octobre
14:30
Saint-Ouen
Jeudi 22 octobre
18:30
Saint-Ouen
Vendredi 23 octobre
20:40
Saint-Ouen
Samedi 24 octobre
18:50
Saint-Ouen
Dimanche 25 octobre
14:30
Saint-Ouen
Lundi 26 octobre
18:30
Saint-Ouen
Mardi 27 octobre
20:50
Saint-Ouen
dernière séance
Du 14/10/2026 au 27/10/2026 – Prochaines séances

La polysémie du titre n’échappera à personne, qui évoque à la fois la pression atmosphérique et celle, terrible, reposant sur les épaules du protagoniste, James Stagg . Météorologue de profession, l’Écossais a, drôle de coïncidence, l’air d’avoir avalé son parapluie. Raide, d’une froideur coupante, il s’attire l’inimitié de tous dès son arrivée dans le domaine anglais où se prépare, voilà l’enjeu, rien de moins que le D-Day. Ce « jour le plus long », Pressure l’aborde sous un angle inédit, pointu mais pas anecdotique : la météo. Lancer « la plus grande force d’invasion marine de l’Histoire », dixit le général Dwight Eisenhower (Brendan Fraser, plus vrai que nature), nécessite en effet des prévisions fiables à trois jours de l’événement. Or, se décompose Staggs, cela relève d’une mission impossible.

Adapté d’une pièce du Britannique David Haig, le film consiste, de fait, en un huis clos théâtral où s’affrontent, d’un côté, les incertitudes d’un scientifique besogneux, Staggs, qui ne jure que par l’exploitation de données fraîches ; et, de l’autre, l’assurance cool de son homologue américain, Irving Krick, misant tout sur les relevés passés et leur probable répétition. Le premier annonce une tempête, des vagues de 3 mètres, une visibilité réduite, une opération compromise. Le second, à l’inverse, promet le beau fixe pour la date prévue, c’est-à-dire le… 5 juin 1944. Qui croire ? Contrairement à Eisenhower, qui hésite et fulmine, le spectateur connaît la réponse. Il n’empêche, le compte à rebours jusqu’au 6 juin produit son effet, à savoir un suspense savamment orchestré à grand renfort de violons, de mines graves et de déclarations itou, dans une reconstitution appliquée et riche en figurants. L’ensemble évoque une « dramatique télé » à l’ancienne, plutôt luxueuse, et où l’émotion surgirait quand on ne l’attend plus, lors d’un discours solennel à l’heure du sacrifice, ou lorsqu’apparaît enfin le réel, grâce à des images d’archives colorisées…

Dans les derniers instants de Pressure, plusieurs cartons s’affichent à l’écran dont une anecdote sur le général Dwight D. Einsenhower, en charge de l’opération en 1944 et devenu ensuite Président des États-Unis de 1953 à 1961. Lors de la cérémonie d’inauguration de son successeur John F. Kennedy à la présidence en 1961, le jeune démocrate fraîchement élu lui aurait demandé comment lui et les Alliés avaient réussi à prendre l’avantage pour le Débarquement. Réponse : « Nous avions de meilleurs météorologues que les Allemands ».

(merci à Télérama et Ecranlarge)

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