Adieu monde cruel

Réalisation : Félix de Givry
Casting : Milo Machado-Graner, Jane Beever, Emmanuelle Destremau, Maïa Sandoz, Françoise Lebrun
Scénario : Félix de Givry, Marie-Stéphane Imbert

Type de film : Fiction
Pays : France, Belgique
Année : 2026
Durée : 93 mn

Sortie nationale : 09/09/2026

Mercredi 09 septembre
14:10
Saint-Ouen
Mercredi 09 septembre
20:40
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Jeudi 10 septembre
16:40
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Jeudi 10 septembre
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Vendredi 11 septembre
18:30
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Samedi 12 septembre
14:10
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Samedi 12 septembre
18:20
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Dimanche 13 septembre
11:00
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Dimanche 13 septembre
18:50
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Lundi 14 septembre
16:40
Saint-Ouen
Lundi 14 septembre
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Mardi 15 septembre
18:30
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Mercredi 16 septembre
16:20
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Jeudi 17 septembre
14:10
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Jeudi 17 septembre
20:45
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Vendredi 18 septembre
18:40
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Samedi 19 septembre
17:00
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Dimanche 20 septembre
18:40
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Lundi 21 septembre
14:10
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Lundi 21 septembre
20:45
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Mardi 22 septembre
18:40
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Du 09/09/2026 au 22/09/2026 – Prochaines séances

« Si je m’adresse à tous les élèves de troisième, c’est parce que je ne veux pas qu’il y ait de malentendu. Je m’appelle Otto Vidal, j’ai quatorze ans et quand vous lirez cette lettre, je serai déjà mort. C’était la seule chose à faire. Parce que la mort c’est juste une fois, et la vie c’est tous les jours… »

Ainsi s’exprime le tout jeune Otto (brillamment interprété par Milo Machado-Graner, découvert dans Anatomie d’une chute) dans sa lettre d’adieu au monde des vivants. Bien déterminé à mourir, allant même jusqu’à poster son petit mot en plusieurs dizaines d’exemplaires à tous ses camarades de classe, Otto ne parvient toutefois pas à franchir le pas… S’il choisit finalement de ne pas quitter le monde, il décide néanmoins de quitter sa vie, son quotidien et ses angoisses d’adolescent isolé et harcelé. Le voilà qui disparaît tout simplement de la circulation, du champ des vivants. Alors que tous le croient mort, il erre comme un fantôme, comme paumé entre deux mondes, pas vraiment convaincu de suivre un chemin plutôt qu’un autre, ne sachant pas lequel sera le plus à même d’apaiser son spleen. Alors qu’il déambule la nuit dans les rues de la ville, Otto va croiser Léna (Jane Beever, révélation du film), une fille de son collège… et c’est alors que tout (re)commence… Surtout ne pas en dire plus… pour maintenir intact le charme fou que ce film singulier exercera sur tout spectateur suffisamment curieux pour s’aventurer sur ses chemins de traverse…

Entre réalisme et rêverie, Félix de Givry signe un premier long-métrage d’une rare délicatesse et traite d’un sujet profondément grave avec une infinie pudeur et le regard sincère de ceux qui savent que la dérision et la tendresse sont des armes puissantes pour affronter l’obscurité. Adieu monde cruel est moins un film sur la mort qu’un film sur ce qui nous rattache à la vie. Un film lumineux sur les secondes chances, rappelant qu’il suffit parfois d’une rencontre pour retrouver le goût de vivre.

Le réalisateur ne cache pas avoir été très influencé par la Nouvelle Vague, à laquelle son film rend un vibrant hommage : Félix de Givry cite ainsi dans ses notes d’intention Les 400 coups, premier long métrage de François Truffaut, et son récit centré autour de l’adolescent le plus célèbre du cinéma français, Antoine Doinel. Tourné en pellicule Super 16, le film enveloppe ses personnages dans une matière granuleuse, légèrement irréelle, qui transforme la ville, souvent nocturne, en espace mental. Les rues désertes, les halos lumineux, les chambres désuètes traversées d’ombres semblent appartenir à un temps indéfini, quelque part entre les années 1980 et aujourd’hui. La musique du film joue aussi un rôle essentiel, avec des mélodies un peu datées pour nous (re)plonger dans les années 1950 / 1960… Mais surtout, il est impossible de résister à la vulnérabilité taiseuse de Milo Machado-Graner, dont le visage mutique semble absorber toute la tristesse de son personnage sans jamais basculer dans le pathos, ni à la délicatesse presque flottante de sa partenaire Jane Beever. Dans un paysage cinématographique souvent dominé par le cynisme ou l’hyperréalisme social, Adieu monde cruel touche car il ose croire en la beauté des errances adolescentes, à la poésie des solitudes nocturnes… (merci à lebleudumiroir.fr)

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